Sondage: le Père Noël en tête
-- Tu connais la différence entre le Président de la République et le Père Noël?
-- Non.
-- Eh bien, le Président, il n’existe pas. C’est une invention pour donner des cauchemars aux mômes des banlieues!

Leclerc: "Le Président? Personnellement, j’ai trouvé très creuse son intervention. Opinion partagée? Hubert Coudurier, dans Le Télégramme, n’a jamais eu de sympathie particulière pour la gauche. Mais il a la dent dure pour le Grand Timonier de l’Elysée: «A force de commenter l’actualité sans la faire, le chef de l’Etat donne l’impression de ne plus maîtriser la destinée nationale»… «Je ne parle pas de son impopularité relative, mais de son incapacité à rassembler et même à comprendre»."
En France, il y a 495 points de vente Leclerc, propriétés d'indépendants qui adhèrent au Mouvement E. Leclerc. Les mots d'ordre: indépendance [commerciale et de pensée], solidarité, défense du consommateur. Le grand distributeur pratique l'altermondialisation vertueuse, comme Migros et Coop, c'est-à-dire le surprix payé par exemple à une industrie textile indienne pour financer un programme scolaire et lutter ainsi contre l'exploitation des forces ouvrières et contre le dumping.
Leclerc sur le choc des ego entre politicards ces derniers temps. "Vous me direz, tout ça, ce sont des mots. D’ici 2007, il y aura de l’élagage. J’en conviens. Il y aura du boulot. Par exemple, sur la loi de modernisation sociale : on nous promet de dissuader «les entreprises qui licencient aux seules fins de répondre à des exigences financières ou sous la pression de leurs actionnaires». Diable, y aurait-il d’autres motivations?"
Et question style? "J'en connais un qui singe Villepin. Plutôt bien d’ailleurs. C’est Montebourg. Il sait manier le discours, celui-là : «Nous n’avons pas voulu ajouter à la défaite de nos convictions le déshonneur d’y avoir consenti». Comparant ses collègues trahis à des «souriceaux prisonniers des serres de l’aigle» (quoi, Hollande, un aigle?), le voilà, impérial, désignant «notre parti immobilisé en légion romaine, figé jusqu’en 2007»."
-- Tu sais ce qu’ont en commun le Père Noël et le Président?
-- Non.
-- Eh bien, tous les deux, ils sentent les planches de sapin!""Du Président à la classe politique [conclut Leclerc], il y a des liens qui, s’ils étaient noués, pourraient faire dériver notre démocratie vers les pires des affrontements! Le mieux, pour désamorcer tout ça, ne serait-ce pas de demander aux Français quels sont les cadeaux qu’ils souhaiteraient trouver dans leurs sabots. Parions qu’ils préfèreraient qu’on leur parle emploi et pouvoir d’achat."





















