Guérisons à distance
Aide idéologique. Le Guardian du 4 mai rapporte que le Brésil a rejeté l'offre d'aide à la lutte contre le sida que lui proposait le gouvernement Bush. Elle était liée à des conditions: 1) condamner la prostitution, plutôt que d'oeuvrer à la prévention avec la collaboration des prostitué-e-s; 2) suspendre les avortements, renoncer aux mesures de contrôle des naissances et de prévention ainsi qu'à l'éducation sexuelle des jeunes afin de les remplacer par un programme d'abstinence jusqu'au mariage "fondé sur la foi". Le Brésil est le premier des pays fauchés à résister ouvertement à la pression en refusant les dollars attachés à l'abandon de l'information sexuelle et de la distribution des préservatifs.
Peut-on mesurer les résultats de la prière en faveur de la guérison des malades? Des études scientifiques tentent d'apporter une réponse à cette question. Elles tiennent compte de la prière des croyants dispensée à distance, mais aussi des rites de guérison traditionnels et des techniques développées par les artisans du Nouvel-âge.
Les sceptiques déclarent qu'on ne doit pas utiliser l'argent de la recherche pour renforcer ou infirmer la foi en un Pouvoir supérieur. D'autres demandent comment il est possible d'évaluer scientifiquement les résultats d'une occupation aussi mystérieuse et invisible que la prière. Comment définir cette activité? Comment mesurer une "dose" de prière? Est-ce que la canalisation de certaines énergies peut se comparer à l'intercession chrétienne? Et qui prouvera qu'une guérison est provoquée par lesdites prières plutôt que par l'effet placebo?
Le Dr Richard Sloan, professeur de médecine du comportement à l'Université de Columbia, New York, a déclaré au Los Angeles Times (2 mai) que les études sur les effets de la prière à distance présentent "d'énormes questions méthodologiques et conceptuelles" aux chercheurs. "Rien dans notre compréhension de l'univers ni de l'individu n'explique comment les pensées d'un groupe de personnes pourraient influer sur l'état d'autres personnes à 5000 km de distance."
L'étude d'un cardiologue à San Francisco portant sur 393 patients divisés en deux groupes a conclu que les malades pour lesquels des chrétiens avaient prié (sans les rencontrer) avaient eu besoin de moins de médicaments que les membres du groupe pour lequel on n'avait pas prié. D'autres études ont donné des résultats semblables sur des malades du sida, et même sur des souris auxquelles on avait infligé des blessures.
Des opérés ayant subi une angioplastie ont participé à une expérience visant à comparer les effets de la relaxation, de la guérison par le toucher ou de la prière à distance alors qu'un quatrième groupe ne bénéficiait d'aucune intervention autre que médicale. Les trois premiers groupes s'en sont mieux tirés. Les patients pour lesquels on avait prié ont fait les progrès les plus évidents. Des guérisseurs par la prière: Juifs à Jérusalem, Bouddhistes au Népal et en France, Carmélites, Frères moraves et Baptistes aux Etats-Unis priaient chacun pour la personne qui leur était désignée.
D'autres expériences plus complexes destinées à éviter l'effet placebo ont commencé.
Ne risque-t-on pas, en allant toujours plus loin, d'aseptiser la prière, la bioénergie ou le chi eux-mêmes?

1 Comments:
Bonjour,
Félicitations pour votre réflexion sur la foi et la guérison.
Auriez-vous la gentillesse de me communiquer les références des recherches que vous citez ou le lien web qui y conduit ?
D'avance merci et à bientôt.
Cordialement,
Paul Zveguinzoff
Psychologue clinicien, psychothérapeute
Président d'Agir pour sa Santé
http://agirpoursasante.free.fr
Enregistrer un commentaire
<< Home